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[TEST] Yakuza : Like a Dragon

Like a Dragon va chambouler les habitudes des fans de la série. En effet, ce septième épisode de la saga Yakuza effectue un virage à 180 degrés ! Nouveau héros, nouveau gameplay et nouveau quartier à explorer, mais toujours le même esprit qui anime la série depuis 15 ans déjà !

Pour ce nouveau volet les équipes de Ryu ga Gotoku Studio nous offrent un changement radical de formule. Le héros emblématique de la série, Kiryu Kazuma, cède sa place à un nouveau venu, Ichiban Kasuga, le yakuza le plus sympa du monde. Ce bagarreur au grand cœur se plie en quatre pour aider les gens de son quartier et rêve de devenir un héros, comme dans son jeu-vidéo préféré, Dragon Quest. Jeune recrue du clan Arakawa, Ichiban est en adoration devant le patriarche de la famille, Masumi Arakawa, qui incarne à ses yeux le modèle du parfait yakuza. Lorsque son idole demande à Ichiban de protéger les intérêts de la famille en endossant un crime qu’il n’a pas commis, ce dernier n’hésite pas une seconde et part en prison. À sa sortie, 18 ans plus tard, il a hâte de retrouver son clan et s’attend à être accueilli en sauveur par Masumi. Mais il va vite déchanter en découvrant qu’en son absence les choses ont bien changé. Comme à son habitude Ryu ga Gotoku Studio nous sert un scénario haletant, bourré de rebondissements. Préparez-vous à rencontrer une belle galerie de personnages aux destins entrecroisés. Nul besoin d’avoir fait les précédents épisodes pour apprécier Like a Dragon, mais si vous n’êtes pas familiers avec la saga, sachez que le titre offre un cocktail bien particulier de tension dramatique et d’absurde. Ici des sujets très sérieux côtoient des blagues bien potaches. Ainsi le jeu parodie sans vergogne Pokémon, nous invite à devenir amis avec une écrevisse, nous fait affronter des ennemis engoncés dans des sacs poubelles, ou encore combattre au côté d’un yakuza en couche-culotte.



L’ensemble est illustré par de très nombreuses cinématiques, portées par un doublage du tonnerre et une réalisation aux petits oignons. Visuellement le titre s’en sort très bien, les personnages et les environnements sont soignés, mais les animations gâchent un peu le tableau. En effet, le manque de fluidité des mouvements casse le naturel de certaines actions. Heureusement pas de quoi gâcher l’immersion générale. Like a Dragon nous donne aussi l’occasion de changer de cadre. La série quitte Tokyo pour nous faire visiter le quartier fictif d'Isesaki Ijincho à Yokohama. Ce lieu inspiré d’Isezakichō, un vrai quartier de Yokohama, regorge de vie et d’activités annexes à l’aventure principale. On touche ici les gros points forts de ce nouveau volet : une ville fourmillant d’activités, une ambiance électrique, des personnages attachants et une intrigue bien ficelée qui nous donne toujours envie d’avancer. Le titre opère également une refonte totale de gameplay en passant du Beat Them Up au RPG au tour par tour. Le studio a repris tous les ingrédients clés du genre pour les mixer à sa sauce. Au cours de l’aventure Ichiban croisera la route de plusieurs alliés qui le rejoindront pour former un groupe de 4 combattants. Chacun d’eux a un job, l’équivalent d’une classe dans un RPG classique. Ici pas de guerriers, de mages, ou de voleurs, mais plutôt des gardes du corps, des guitaristes et des idoles. Les ennemis ne sont pas en reste puisque vous combattrez des yakuzas, des punks, des jongleurs de rue ou encore des hackers. Cette transposition des classes traditionnelles des RPG fonctionne très bien et se voit légitimée par l’amour d’Ichiban pour Dargon Quest, qui lui fait fantasmer une autre réalité.

Loin d’être mauvais !

Lorsque vous tombez sur un groupe d’ennemis en vous baladant en ville le jeu passe automatiquement en mode combat. Vos personnages ne peuvent alors plus se déplacer librement, mais ils ont accès au panel d’actions typiques d’un RPG : attaquer, se protéger, utiliser une capacité spéciale, fuir, etc. En fonction de l’action choisie votre personnage se déplace automatiquement pour atteindre sa cible. Vous pouvez également tirer avantage du décor, puisque vos héros sont capables d’utiliser comme armes des objets de leur environnement (vélo, pancarte, barrière, etc.). De même en poussant un ennemi sur la route vous avez une chance de le voir se faire percuter par une voiture. Pour rendre les combats plus dynamiques le titre incorpore aussi des QTE, pour causer plus de dommages et faire des parades. Si ce système permet des affrontements dynamiques et accessibles, qui en plus s’intègrent parfaitement à la phase d’exploration, il souffre également de grosses lacunes. Le fait que les personnages soient immobiles nous empêche de tirer profit de l’environnement. Impossible d’acculer l’ennemi dans un coin, de le contourner pour le jeter sur la route, ou de se rapprocher d’une arme présente dans le décor. Difficile d’ailleurs de prévoir quand nos personnages vont utiliser ces armes potentielles, aucun indicateur n’étant là pour nous prévenir. Tout se fait donc au petit bonheur la chance. De leur côté, les ennemis ne sont pas statiques durant les combats, et ces déplacements, parfois sur plusieurs mètres, gênent pour les attaques de zones. En effet, le temps de choisir la bonne capacité et la cible, les ennemis peuvent très bien avoir le temps de se disperser. Et là aussi rien n’indique clairement l’aire d’effet d’une attaque de zone et si on touchera, ou non, l’ensemble des cibles. Impossible aussi de couvrir les soigneurs du groupe, qui sont à la merci de n’importe quelle attaque, puisque le jeu ne propose aucun système de formation.



De plus, le manque d’informations dessert l’aspect stratégique du titre et fera grincer des dents les puristes : Pas d’accès au profil des personnages et des ennemis durant les combats, pas de prévisualisation des dégâts, pas d’indication de durée pour les buffs et les debuffs, pas de barre d’initiative, etc. Malgré tout le gameplay est loin d’être mauvais ! Il contient l’essentiel, se révèle facile à prendre en main et très spectaculaire, surtout lors des attaques groupées et des invocations d’alliés. Un parti pris appréciable si on veut jouer sans se prendre la tête, mais il faut reconnaître que les combats s’essoufflent sur le long terme. En ce qui concerne la progression des personnages, c’est un vrai plaisir de les faire évoluer ! En plus des attributs traditionnels (force, vigueur, etc.) vous développerez la personnalité d’Ichiban via 6 traits de caractère : style, charisme, gentillesse, intelligence, confiance en soi et passion. En les augmentant vous débloquerez de nouveaux jobs et améliorerez vos chances en combat. Par exemple, faire grimper votre gentillesse vous permettra de devenir musicien, mais aussi de diminuer les risques d’être enragé durant les affrontements. Vos partenaires n’ont pas de traits de caractère, mais un niveau d’amitié qui détermine les jobs qui leur sont accessibles. Ce lien d’amitié influera également sur les dégâts des attaques groupées et sur les chances de voir un allié effectuer une attaque d’opportunité. Niveau jobs, le titre en propose 8 pour les hommes, 4 pour les femmes, plus 1 job unique à chaque personnage. Là aussi on retrouve l’essentiel, mais l’équilibrage s’avère assez bancal. Ainsi c’est bien souvent le job propre à chaque personnage qui est le plus intéressant à garder, rendant les autres plutôt accessoires.

Multiples rebondissements

Là où le titre fait très fort c’est sur la myriade d’activités annexes qu’il propose. Vous trouverez plein de mini-jeux, mais aussi des bornes d’arcades, qui vous permettront de jouer notamment à Space Harrier, Out Run, ou encore Virtua Fighter 5. Vous pourrez vous adonner aux joies du jardinage, du mah-jong, du shōgi, ou encore vous lancer dans des compétitions de Kart. Un système de crafting est aussi de la partie, vous poussant à explorer tous les recoins de la ville pour trouver les ingrédients rares. Et ce n’est pas tout puisque Like a Dragon vous propose aussi de diriger une entreprise ! En effet, le titre recèle un jeu de gestion à part entière dans lequel vous devrez engager des employés, diriger plusieurs types de commerce et les améliorer, tout en assurant les bénéficies et le bonheur de vos employé afin de remporter les réunions d’actionnaires. Sans oublier les cours à l’école professionnelle, qui vous aideront à améliorer vos traits de caractère, et la recherche d’acolytes, qui une fois débloqués pourront être invoqués durant les combats. Loin d’être anodines, ces activités peuvent facilement doubler la durée de vie de Like a Dragon, si vous décidez de vous y plonger à fond. Au final, c’est vraiment cette ambiance très vivante du quartier d'Isesaki Ijincho, avec sa multitude d’activités bonus, couplée à une intrigue aux multiples rebondissements et des personnages attachants qui nous scotchent à notre manette. La partie RPG de son côté s’en sort bien, mais sans faire d’étincelles. Pour leurs premiers pas dans ce nouveau genre, les équipes de Ryu ga Gotoku Studio nous offre un gameplay solide et accessible mais manquant hélas de finition.


Jean-Marc Pichot
Graphismes : 17/20

Like a Dragon nous offre des textures soignées, de beaux jeux de lumière et des modèles 3D très convaincants, pour peu qu’on ne s’attarde pas trop sur certains éléments. Les nombreuses cinématiques sont également très réussies et rythment efficacement l’aventure. Seule la rigidité de certaines animations fait un peu tache dans ce beau tableau.

Gameplay & prise en main : 16/20

Avec son virage orienté RPG on avait de quoi craindre le pire pour ce nouvel opus. Simple et solide, ce nouveau gameplay fonctionne bien, mais aurait mérité d’être un peu mieux ficelé pour éviter le sentiment de lassitude qui s’installe petit à petit. Mais Like a Dragon c’est bien plus qu’un RPG ! Le titre propose une multitude d’activités et on ne peut que saluer les efforts du studio pour nous servir tant de diversité.

Musique et bruitages : 17/20

Ryu ga Gotoku Studio a fait du super boulot avec la bande-son de ce septième opus ! Les musiques et les bruitages concoctés pour l’occasion nous immergent efficacement dans ce nouveau volet. Quant au doublage, il hisse le titre un cran au dessus en donnant brillamment vie aux personnages.

Durée de vie : 19/20

Like a Dragon est doté d’une durée de vie dantesque ! Comptez entre 40 et 50 heures de jeu pour terminer l’aventure principale, selon votre volonté d’aller à l’essentiel ou de flâner, pour améliorer les liens d’amitié ou autre. Mais si vous souhaitez aller au bout de toutes les activités annexes alors vous pouvez facilement doubler, voire tripler, cette durée de vie. Cerise sur le bento, la présence d’un mode « New Game + » vous fera revivre l’aventure avec une difficulté plus corsée.

Note : 17/20

Pari réussi pour les équipes de Ryu ga Gotoku Studio qui relèvent haut la main le défi de ce grand tournant de la saga Yakuza ! Avec son style RPG old school, le nouveau gameplay remixe à sa sauce les grandes ficelles du genre. Il en résulte une approche accessible et spectaculaire, qui montre hélas un peu trop vite ses limites et aurait mérité plus d’approfondissement. Le scénario, même s’il n’est pas franchement original, s’avère suffisamment efficace pour capter notre attention du début à la fin, tout en nous servant des personnages très attachants. Le titre n’oublie pas non plus de construire une atmosphère aussi riche que loufoque, marque de fabrique de la série, avec en prime une durée de vie colossale. Si le studio continue sur cette voix il ne lui faudra que peaufiner son gameplay pour atteindre l’excellence !

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