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"Goblins of Elderstone est un city-builder attachant, avec ses adorables petits gobelins et ses multiples aspects à prendre en compte. Le titre associe gestion de ressources, survie et défense militaire, avec également une dimension divine."
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TEST : Goblins of Elderstone

Goblins of Elderstone est un city-builder de survie où l’on dirige un clan de gobelins aussi mignons que désorganisés, dans un monde de fantaisie où les autres races ne vous feront aucun cadeau. Quant aux dieux, ils attendent d’être servis avec application, sinon gare à leur courroux.

Sorti depuis déjà un bon moment, Goblins of Elderstone a accueilli en février 2026 une grosse mise à jour, changeant en profondeur le gameplay et l’interface. Une bonne occasion de (re)découvrir le titre du studio Outerdawn. Sur le plan de l’ambiance, Goblins of Elderstone joue une carte assez rare dans le genre : celle d’une fantaisie brinquebalante, qui préfère les structures de bric et de broc aux cathédrales parfaites. Les gobelins s’agitent en permanence, les bâtiments s’empilent dans un joyeux bazar, et l’ensemble dégage un charme immédiat. Ce ton léger sert de contrepoids à une gestion parfois rude. On sourit en regardant la tribu vivre, avant de paniquer quand les réserves fondent. Entre gestion de ressources, expansion du village, défense du territoire et expéditions, le jeu du studio néo-zélandais Outerdawn cherche à faire cohabiter chaos assumé et rigueur stratégique.

Dès les premières minutes, l’objectif est clair : bâtir des huttes, organiser une économie artisanale, sécuriser la nourriture, puis encaisser l’hiver et les raids ennemis. La pression reste constante, le jeu n’a pas un parti pris contemplatif, mais nous pousse dans une gestion fine des chaînes de production et de la défense de notre colonie. Une rupture dans l’approvisionnement, ou une ressource mal protégée, peuvent provoquer une réaction en chaîne, entrainant famine, colère de nos habitants, village paralysé et défense affaiblie. Et lorsque la tribu grandit, la menace grandit aussi, vous obligeant à transformer une colonie fragile en véritable machine de guerre gobeline. Le premier marqueur différenciant du jeu se trouve dans sa progression. Ici, pas d’arbre technologique classique à dérouler en validant progressivement des recherches. Non, dans Goblins of Elderstone vous débloquez de nouveaux bâtiments en construisant certaines structures clés.



Cette approche colle parfaitement à l’idée d’un clan de gobelins qui apprend sur le tas. Vous devrez récolter différentes ressources pour progresser et les transformer en produits manufacturer. Cela vous permettra notamment d’obtenir des outils et des armes. En plus de rendre vos gobelins plus efficaces, cela renforcera leur satisfaction. Vous pouvez donner la priorité à la récolte d’une ressource spécifique depuis certains bâtiments, ou via l’icône disponible sur la ressource en question. Vous pouvez également accorder une priorité élevée aux ressources de haut niveau en assignant un Prince au Halle du Commerce. Sinon vous pouvez toujours en obtenir grâce aux marchands itinérants, en demandant des miracles aux dieux, en sollicitant des faveurs auprès des héros, ou encore grâce aux raids. Cela reflète assez bien l’était d’esprit du titre, qui nous donne des outils de gestion mais les éparpille un peu partout. Peut-être est-ce pour refléter la désorganisation proverbiale des gobelins, toujours est-il que ce joyeux bazar risque bien de faire grincer des dents, car il est parfois difficile de s’y retrouver.

Un sympathique chaos organisé

Les dieux jouent aussi un rôle important dans votre progression. En choisissant entre un et quatre dieux, vous aurez accès à différents pouvoirs liés à leurs domaines divins. Plus vous en vénérez, plus vous accumulez les avantages, mais en contrepartie il sera plus difficile de tous les satisfaire. Faites attention, car si votre foi tombe en dessous d’un certain seuil, les dieux vous puniront ! Pendant l’hivers les choses se corsent. Vous devez avoir prévu suffisamment de réserves pour subvenir aux besoins de vos gobelins. De plus, des morts-vivants sortent de terre pour vous attaquer. Il vous faut donc construire des tours de guet pour vous protéger. Plus tard vous pourrez améliorer vos défenses en recrutant des gardes, des chamans, des guerriers, voire des champions. Mais vous ne pouvez pas contrôler directement vos unités pour les envoyer combattre, ce qui est assez frustrant.

Le gros changement de cette version 2.0 est l’apparition des raids qui remplacent les treks. L’idée des équipes d’Outerdawn est de simplifier l’expérience pour un gameplay plus direct et punchy. Fini la diplomatie, les ateliers et les chariots à gérer, le jeu ne se disperse plus mais au contraire se concentre sur l’essentiel : survivre, prospérer et s’étendre. Les pouvoirs divins ont aussi été repensés pour s’intégrer à ce nouveau système, pour une expérience plus accessible et plus fun. Chaque gobelin est unique, avec une valeur de Guerre, Commerce et Foi pour refléter ses aptitudes. Notez que pour toute la partie production, par exemple transformer des troncs en planches, c’est la valeur de Commerce qui est utilisée. Mais nos petits amis verts ont aussi des traits de personnalités, comme Pieu, qui augmente l’efficacité du gobelin pour les activités liées à la foi, ou Berserk, qui augmente ses dégâts mais l’empêche de fuir.

Hélas, L’ensemble manque de profondeur sur la durée. Une fois les mécanismes maîtrisés, on aimerait trouver davantage d’événements, de dilemmes ou de conséquences visibles pour renouveler l’intérêt. Le jeu manque aussi d’événements festifs pour les gobelins, ou des lieux de vie où on pourrait les voir interagir entre eux. L’interface est loin d’être optimale et le jeu manque souvent de clarté. De par l’aspect militaire et survie du titre il en résulte des premières parties compliquées, où on a du mal à tout comprendre. Il faut s’accrocher. D’autant plus que le jeu n’est pas exempt de bugs. Une expérience assez prenante si on s’investit pour la maitriser, mais qui mériterait encore d’être améliorée.

Jean Marc Pichot
Graphismes : 15/20

C’est le point fort du jeu. Goblins of Elderstone propose une direction artistique réussie et pleine de charme, malgré ses restrictions techniques. Le jeu n’a pas le budget d’un mastodonte du jeu vidéo, mais compense par une identité visuelle attachante.

Gameplay & prise en main : 13/20

Le mélange gestion/survie fonctionne très bien, porté par une progression originale sans arbre technologique classique. Les raids et la gestion de la foi donnent une vraie personnalité au titre. Hélas, le manque de clarté de certains systèmes, une ergonomie perfectible et le manque de profondeur pour certaines mécaniques, peuvent freiner l’envie de s’investir sur le long terme.

Musique et bruitages : 13/20

Les musiques accompagnent efficacement les phases de construction et les moments de crise, tandis que les bruitages, notamment les voix des gobelins, donnent du relief à l’ensemble. Si on apprécie l’ambiance proposée par Goblins of Elderstone, elle s’avère avant tout fonctionnelle, aucun thème n’étant vraiment marquant.

Durée de vie : 13/20

Le titre peut vous occuper de longues heures grâce à la croissance du village, aux cycles de survie, aux attaques et aux raids. La rejouabilité dépendra surtout de votre appétit pour l’optimisation et de votre tolérance face à un certain manque d’ergonomie et de clarté, ainsi qu’une trop grande répétitivité sur les fins de partie.

Note pour ce test : 13/20

Goblins of Elderstone est un city-builder attachant, avec ses adorables petits gobelins et ses multiples aspects à prendre en compte. Le titre associe gestion de ressources, survie et défense militaire, avec également une dimension divine. Vous devrez constituer des stocks pour tenir l’hiver, établir des défenses pour encaissent les attaques et satisfaire les dieux. Le mélange fonctionne bien, même si on regrette que le jeu n’aille pas plus loin dans ses idées. Des soucis d’ergonomie et d’interface viennent aussi gâcher le plaisir. Il en résulte un sentiment d’inachevé malgré un concept solide. La satisfaction de voir grandir sa tribu est bien là, mais on espère que le studio Outerdawn continuera à améliorer l’expérience pour la rendre plus accessible et aboutie.

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