Australia Did It vous propose de protéger un train voyageant dans des terres désolées et infestées de créatures dangereuses. Le titre mélange une phase tactique au tour par tour, ainsi que des séquences d’action pendant le déplacement du train. On tire alors sur toutes les bestioles qui passent pour atteindre la prochaine gare. Selon le créateur du jeu, Australia Did It ne mixe pas simplement les genres, il en a créé un nouveau : le manic shooter tactique inversé.
ustralia Did It s’appuie sur une ambiance post-apocalyptique teintée d’humour noir. Vous incarnez un groupe de mercenaires engagés pour escorter un train de marchandises et s’assurer qu’il arrive à destination intact. La mission ne sera pas facile, vous allez traverser des terres hostiles et des vagues infinies d’ennemis en tout genre. Personne ne sait ce qui s’est vraiment passé, mais une catastrophe a eu lieu il y a une dizaine d’années, asséchant totalement l’océan Atlantique. Maintenant tout ce qu’il en reste c’est une friche hostile grouillant d’insectes démesurés, de robots rebelles et de créatures mutantes bizarres.
Vous allez arpenter ces zones dangereuses pour protéger le train à travers deux phases de jeu distinctes. D’abord, la phase de préparation, lorsque le train est à l’arrêt. Vous devez alors recruter des mercenaires pour stopper les attaques ennemies. Vous avez 3 types de mercenaires. Le premier est équipé d’un fusil à pompe, sa portée est faible, mais il a une aire d’effet et peut repousser les ennemis. Le second, avec sa paire de colts, dispose de davantage de portée et occasionne directement des dégâts. Le troisième est armé d’un pistolet radioactif, qui a la plus grande portée mais ne fait pas de dégât immédiat. En réalité il irradie la cible, ce qui entraine des dommages à la fin de son tour.
Chaque gare est entourée d’un petit muret sur lequel vous devez placer vos mercenaires pour attaquer les créatures hostiles. Vous ne pourrez pas aller plus loin et si vous déplacez une de vos unités à l’intérieur de ce périmètre elle ne pourra pas attaquer, même si son arme à suffisamment de portée. Le placement est donc primordial. Vous ne pourrez pas mettre deux unités l’une derrière l’autre pour attaquer la même cible. Il faut choisir ses priorités. Le muret est équipé d’un tapis roulant, que vous pouvez activer dans le sens de votre choix pour déplacer tous les mercenaires qui s’y trouvent. Une fois que vous avez déterminé le placement de vos unités vous n’avez plus qu’à terminer votre tour pour les voir attaquer.
Perdu dans le désert
Des hordes de créatures vous attaqueront sans cesse lors de vos arrêts en gare. C’est l’occasion d’accumuler de l’argent en les tuant pour recruter de nouveaux mercenaires. Vous pouvez en engager quand vous le souhaitez, du moment que vous avez les fonds nécessaires. Mais plus longtemps vous restez sur place plus les ennemis sont nombreux et dangereux. Vous pouvez déclencher le départ du train quand vous le souhaitez. Un compte à rebours de 3 tours apparait alors. C’est le temps dont vous disposez pour embarquer vos troupes, sans quoi elles seront abandonnées sur place. Mais l’espace dans le train ne vous permet d’y loger que 6 unités maximum. Il faudra donc faire de choix sur la composition de votre équipe.
C’est ici qu’entre en jeu la fonctionnalité la plus intéressante d’Australia Did It : la fusion d’unités. Deux mercenaires de même niveau peuvent fusionner pour créer une nouvelle unité de niveau supérieur. Cette mécanique fonctionne pour n’importe quel duo de mercenaires, ce qui permet de débloquer de nouveaux types d’unités. Vous pourrez par exemple créer le bazooka en mélangeant un fusil à pompe et un tireur d’élite, pour obtenir une unité avec une bonne portée et des dégâts de zone. Vous pourrez accéder à plus de 1 500 combinaisons différentes et obtenir plus de 30 unités uniques. Une approche qui maintient le joueur sur le qui-vive pour analyser les menaces et adapter son équipe, en évitant de dépasser les 6 unités fatidiques pour ne pas en laisser de côté.
Ensuite vient le trajet : une séquence d’action sur rails, où l’on se retrouve à canarder des marées de bestioles. En plus du canon monté sur le train, nos mercenaires embarqués dans les wagons attaquent automatiquement. Mais ils peuvent aussi se prendre des dégâts, il faut donc penser à alterner les effectifs et aussi à utiliser judicieusement la super attaque qui se charge au fil des créatures explosées. Cette partie, bien trop chaotique, ne nous a pas convaincu et nous n’avions qu’une hâte, qu’elle se termine pour retrouver la phase de protection du train. En arrivant à destination, le jeu nous propose un bonus et un trajet vers une nouvelle gare offrant des bonus et des ennemis spécifiques, comme dans un roguelike. Le version preview étant assez courtes nous n’avons pu visiter que 2 biomes (le désert et la ville abandonnée), mais la diversité d’ennemis est déjà appréciable.
Australia Did It propose une approche originale pour un roguelike, en mélangeant une phase tactique et une phase d’action effrénée. La première nous demande de la réflexion et nous pousse à tester différentes approches grâce à l’ingénieux système de fusion d’unités. C’est clairement le point fort du titre. La seconde phase nous a bien moins convaincu à cause de son aspect brouillon. Au niveau de la réalisation le jeu s’en sort bien, avec des visuels soignés mais une bande-son inégale. Les voix des personnages sont réussies, en revanche les musiques oscillent entre le bon et le passable. Globalement l’expérience est plaisante et nous sommes curieux de voir comment Australia Did It évoluera à l’avenir.
+ Un mélange original
+ Le système de fusion d’unités
+ Un rythme efficace
+ L’ambiance post-apo décalée
+ La traduction française