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"Hive Blight est une belle surprise venue de Belgique qui marie avec intelligence les mécaniques du roguelike et de l’autobattler dans un univers entomologique aussi original qu’attachant. Le titre séduit immédiatement"
Geek4Life
Preview : Hive Blight

Le studio indépendant belge OptizOnion, déjà connu pour le succès de Bounty of One, nous a concocté avec Hive Blight un roguelite autobattler aux multiples synergies. Le titre met en scène des guerriers insectes luttant contre une corruption fongique dévastatrice. À vous de constituer votre équipe et de la faire évoluer pour repousser cette menace.

Hive Blight nous plonge dans un royaume d’insectes au bord de l’effondrement. Après des décennies de conflits intestins, les différents clans avaient fini par trouver un fragile équilibre. Mais l’apparition du Fungomancien, une entité maléfique répandant une peste fongique parasitaire appelée le Blight, vient bouleverser cet ordre précaire. Face à cette menace commune, les clans rivaux doivent s’unir et rassembler leurs meilleurs guerriers pour repousser ce fléau. L’intrigue, bien que minimaliste, sert efficacement de toile de fond à une expérience stratégique prenante. Dans cet univers miniature au charme inattendu, OptizOnion parvient à transformer des créatures que l’on trouve souvent repoussantes en personnages attachants et pleins de personnalité. Le style visuel emprunte à la bande-dessinée pour un rendu simple et efficace. Ne vous attendez pas à une déferlante d’effets spectaculaires, le jeu se concentre sur l’essentiel : donner à chaque unité une identité visuelle forte et immédiatement reconnaissable. Mieux encore, chaque insecte du jeu dispose d’une fiche encyclopédique incluant une véritable photographie, ou un petit dessin, de l’insecte réel qui l’a inspiré. L’ensemble est accompagné d’une courte présentation du héros et d’informations entomologiques. Ce souci du détail crée un véritable attachement entre le joueur et ses troupes. Le monde fourmille de petites attentions qui rendent l’ensemble vivant. Le marchand qui frotte ses petites pattes avec excitation quand on survole un objet à acheter en est un parfait exemple. Car au-delà de son esthétique séduisante, c’est bien par sa profondeur stratégique que Hive Blight brille le plus. Au début de chaque run, le joueur choisit une alliance entre deux des trois clans disponibles, ce qui détermine le pool d’unités, d’équipements, de reliques et de synergies accessibles. Le studio prévoit d’ajouter deux autres clans, mais pour l’heure vous pourrez compter sur les Vespadas, la Cabale Silencieuse et la Douce Symphonie. Chaque clan a ses spécificités et ses avantages uniques de départ. Les Vespadas sont spécialisés dans l’attaque frontale et les affaiblissements, tandis que la Cabale Silencieuse mise sur le poison et la discrétion et que la Douce Symphonie excelle dans les capacités de soin et de charme.


Un bestiaire aux aptitudes très bien pensées

Combiner astucieusement ces clans pour exploiter diverses synergies, tout en s’appuyant sur des objets et des reliques, fera la différence pour arriver au bout d’une run. Le titre propose un solide panel de capacités pour construire des builds variés : poison, bouclier, camouflage, charme, épine, etc. Vous devrez choisir avec soin vos héros car vous ne pouvez en déployer qu’un nombre restreint. Chacun de vos guerriers est doté de points de vie, de dégâts, d’une vitesse d’attaque et bien souvent d’une habilité unique. Il peut s’agir d’une capacité qui améliore les dégâts des alliés, ou les rend plus rapide, voire qui permet de se soigner après chaque exécution d’un ennemi. Vous pourrez par exemple associer un scarabée, qui fait office de tanks grâce à ses nombreux points de vie, à un cloporte épineux, qui blesse les ennemis qui l’attaque, et leur adjoindre un moustique, rapide et capable de voler de la vie des ennemis. Et pourquoi ne pas épauler tout ce beau monde avec une abeille capable de soigner ses alliés ? Avec une trentaine de héros à votre disposition vous pourrez tenter différentes approches et découvrir de redoutables combinaisons. À cela s’ajoutent plus de 40 équipements et reliques à découvrir au fil des runs pour obtenir divers avantages. Durant votre périple vous passerez par 9 types de destinations différentes. Il peut s’agir de combats normaux, de combats d’élite ou de boss, de boutiques, de forgerons (pour fusionner vos objets identiques), d’alchimistes (qui feront évoluer vos créatures), de lieux pour obtenir des renforts, ou augmenter votre commandement, mais aussi de rites de purification. Ces derniers vous proposent des combats avec un défi particulier, à accepter ou non. Si vous acceptez le malus et triomphez, vous recevrez un équipement en récompense. Mais il est parfois préférable de ménager ses troupes pour s’assurer d’arriver jusqu’au boss. Chaque run se décompose en trois chapitres, chacun conclu par un boss unique (le Grandmolder, le Mycelium Herald et le Crimson Puppeteer), qui disposent de leurs propres sbires spécifiques et de leurs capacités.

Un roguelike soigné mais encore en maturation

Le système de santé partagée constitue une des mécaniques centrales du jeu. Vous disposez d’une flasque de vie servant à soigner vos troupes après chaque combat. Quand elle est vide, c’est la fin de la run. Avoir un tank surpuissant qui encaisse tous les dégâts peut vous faire gagner une bataille, mais le coût en soin pour le remettre sur pied risque de vous faire perdre la guerre. Prévenir les dégâts vaut donc toujours mieux que les encaisser, ce qui pousse à des compositions d’équipe réfléchies et à des prises de risque calculées. Vous devrez peser le pour et le contre durant votre périple. Entre faire des combats qui vous coûtent de la santé, mais rapportent de l’argent, ou préserver vos forces et risquer de vous retrouver à sec devant les marchands, le choix est parfois difficile. Pour la partie combat, le cœur du gameplay repose sur le placement de vos unités sur une grille hexagonale, le choix de leur cible et éventuellement un peu de provocation. En effet, vous pourrez faire d’un de vos héros une cible prioritaire pour attirer le feu ennemi. Une fois tout ceci décidé vous pourrez lancer le combat, qui se déroulera automatiquement. Vous devenez alors spectateur. C’est bien dans la préparation que tout se joue, avec le placement et les équipements associés à vos troupes. Vous pourrez aussi choisir d’utiliser ou non un parchemin de ralentissement pour gêner vos ennemis. Mais au vu de leur rareté, mieux vaut s’en servir avec parcimonie. Hélas, la nature même de l’autobattler constitue aussi la principale limite du titre. La passivité du joueur durant les affrontements pourra en frustrer certains. De plus, le positionnement est limité à des emplacements prédéfinis, ce qui restreint quelque peu la flexibilité tactique malgré son importance cruciale. Le souci vient surtout du manque de lisibilité durant les combats. Ils sont très rapides et il est impossible de contrôler le temps pour ralentir l’action. De plus, les nombreux ennemis présents à l’écran et le manque de feedbacks visuels n’aident pas à comprendre tout ce qui se passe. Difficile dans ce cas de déterminer précisément les failles dans nos stratégies. Heureusement l’écran post-combat nous aide un peu en mettant en avant les performances de nos héros.

Un jeu au gros potentiel

Les affrontements sont satisfaisants, même s’ils manquent de spectaculaire et de diversité d’ennemis. On aurait notamment apprécié que le jeu propose davantage de boss et de mini-boss. On regrette également que certains éléments de l’interface prennent trop de place, mais globalement on s’y retrouve vite et la prise en main est rapide. Hive Blight propose aussi un système d’évolution, qui s’intègre parfaitement à l’aventure et qu’on aimerait voir pousser plus loin. Chaque unité peut évoluer jusqu’à trois fois, ce qui augmente considérablement son efficacité, mais fait diminuer votre réserve de flasque de vie. Une très bonne idée, qui nous pousse à choisir entre un gain de puissance immédiat et le risque de voir notre run se terminer plus tôt que prévu. Mais ce système pourrait être plus abouti. Si les unités évoluent visuellement, le changement est trop discret, même si un effort a été fait pour certains héros. De plus, on aurait apprécié qu’ils gagnent de nouvelles compétences, et pas seulement en puissance. L’équilibrage, encore en cours d’ajustement en cette phase d’accès anticipé, présente aussi quelques aspérités. Le soin apparaît un peu trop puissant par rapport aux autres capacités, et certains combats d’élite peuvent passer d’une facilité déconcertante à une difficulté insurmontable de manière assez aléatoire. Malgré ces imperfections l’expérience est déjà très convaincante, surtout pour moins de 13 euros. On espère qu’OptizOnion continuera sur sa lancée pour concrétiser tout le potentiel du jeu.

Jean Marc Pichot
Note notre dossier : 15/20

Hive Blight est une belle surprise venue de Belgique qui marie avec intelligence les mécaniques du roguelike et de l’autobattler dans un univers entomologique aussi original qu’attachant. Le titre séduit immédiatement par son bestiaire inspiré de véritables insectes, son système de synergies entre clans finement pensé et sa mécanique de santé partagée, qui renouvelle les prises de décision habituelles du genre. On prend un réel plaisir à expérimenter de nouvelles compositions d’équipe, à découvrir les interactions entre unités et à tenter de repousser la corruption fongique du Fungomancien. Le contenu est déjà solide, mais le jeu a des efforts à faire pour diversifier les ennemis et affiner l’équilibrage. On apprécierait également une meilleure lisibilité des combats, avec peut-être un contrôle du temps et une option de replay. Mais le plus important est là. On sent que le jeu est fait avec le cœur et on s’attache vraiment à ces petites bestioles.

+ Un univers entomologique attachant
+ Les synergies entre clans
+ Le système de flasque de vie
+ Plus de 30 héros
+ Plus de 40 équipements et reliques
+ Petit prix

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