Don’t Kill Them All prend la stratégie à contre-pied, avec un style bien particulier. Le titre vous met à la tête d’un clan d’Orcs prêt à piller la région dans une ambiance cartoonesque. Mais vous devrez éviter de vous laisser envahir par la rage, sans quoi le pillage tournera au carnage.
En tant que chef de guerre vous dirigez une petite bande d’Orcs pour votre seigneur de guerre. Ce dernier est mécontent, vos derniers raids dans la forêt se sont montrés infructueux. Vous avez laissé votre bande succomber à la rage et n’avez ramenez aucun butin. Mais grâce aux conseils d’une prisonnière fraichement capturée vous avez compris le truc. Dorénavant vos pillages seront couronnés de succès ! Don’t Kill Them All est davantage un jeu de puzzle tactique, comme Into The Breach, qu’un RPG tactique, à la Final Fantasy Tactics. Vous parcourez des tableaux remplis de ressources et d’ennemis. Ces derniers peuvent vous attaquer ou s’en prendre aux ressources. Votre but est de les mettre hors d’état de nuire, sans endommager vos compagnons, ni les ressources présentes. Plus facile à dire qu’à faire. Chaque arme portée par vos Orcs a une aire d’effet définie. La hache frappe une ligne de trois cases horizontales placée devant elle, tandis que la lance frappe sur une ligne verticale. Le marteau de guerre endommage une zone carrée de 3X3. Toucher les ennemis sans blesser ses camarades, ni détruire les ressources, est un vrai casse-tête. Heureusement, en fonction de l’arme équipée vous pouvez aussi pousser et tirer n’importe quoi ; amis, ennemis ou ressource. Chaque fois qu’un Orc est blessé ou qu’une ressource est détruite, tous vos Orcs gagnent un point de rage. Lorsque sa jauge de rage est pleine, un Orc entre en frénésie et vous perdez son contrôle. Si tous vos Orcs y cèdent le pillage s’arrête. Vous retournez au camp de départ et perdez toutes les ressources accumulées pendant le raid.
L’art de garder son sang-froid
Une fois dans votre camp vous pouvez accéder à différentes stations. Certaines vous permettent de fabriquer de nouvelles pièces d’équipement (consommables, casques et armures), améliorer vos armes, obtenir des bonus pour votre prochain raid ou faire baisser la rage de votre équipe. Chaque fois que vous utilisez une station, ou partez en raid, le temps avance, vous obligeant à vous organiser pour profiter au maximum d’une journée. En remplissant des missions pour le seigneur de guerre vous obtiendrez de nouvelles recettes. Le jeu propose déjà pas mal d’objets pour profiter de divers effets : faire baisser la rage en combat, augmenter votre réserve maximale, lancer des projectiles, immobiliser un ennemi, appliquer un bouclier sur une cible (qui fonctionne aussi sur les ressources), etc. Un panel d’outils bien pratique pour se sortir de situations épineuses. En tant que chef de guerre vous ne vous battez pas directement dans l’arène, mais vous avez des sorts pour aider vos troupes. Un bon complément à votre arsenal militaire, mais à user avec discernement car les charges sont limitées. Don’t Kill Them All propose pour l’instant 2 zones (la forêt et le désert), avec plusieurs niveaux et des ennemis variés. Côté ambiance, le titre est bourré d’humour et profite d’une localisation en français. Le tout s’appuie sur des graphismes soignés et des musiques entrainantes. Le studio prévoit aussi d’ajouter dans la version définitive la construction de nouveaux bâtiments pour aménager le camp. Nous avons hâte de voir comment évoluera le titre de Fika Productions.
Si vous aime les jeux de stratégie où chaque mouvement et chaque attaque comptent, alors gardez un œil sur Don’t Kill Them All. Le gameplay rappelle Into The Breach, mais dans un style très différent, beaucoup plus vert et armé d’un marteau de guerre. L’humour du titre fait aussi parti de ses points forts. Reste à voir si Fika Productions saura pousser le concept pour éviter la répétitivité. Le studio a notamment prévu d’ajouter des bâtiments à construire afin de développer notre camp et ainsi diversifier les phases de jeu.
+ Un concept original
+ L’aspect casse-tête
+ Les différentes armes et équipements
+ Les pouvoirs du chef de guerre
+ L’ambiance très réussie
+ L’humour
+ La traduction française