Survival horror culte, "Resident Evil" a profondément marqué l’histoire du jeu vidéo depuis 1996. Au fil des ans, la saga s’est "réinventée" à de nombreuses reprises, alternant horreur pure, "action" intense et narration cinématographique. Après plusieurs titres "marquants" et "remakes" salués par la critique, les fans attendaient un nouvel épisode majeur. C’est désormais chose faite avec "Resident Evil Requiem" ! Le neuvième volet officiel de la série, disponible début 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Switch 2.
Avec cet épisode anniversaire, la série célèbre ses 30 ans sans tomber dans la nostalgie facile. "Resident Evil Requiem" modernise la formule tout en revenant à l’essence même du survival horror : vulnérabilité, tension permanente et gestion millimétrée des ressources. Le jeu repose sur le RE Engine, moteur désormais parfaitement maîtrisé par Capcom, offrant une immersion visuelle et sonore de très haut niveau. L’intrigue se déroule autour de Raccoon City, ville emblématique de la catastrophe biologique, et suit deux protagonistes aux approches radicalement différentes. D’un côté, Grace Ashcroft, analyste du FBI confrontée à des phénomènes inquiétants. Son parcours met en avant la fragilité humaine face à l’horreur : couloirs étroits, environnements sombres, ennemis imprévisibles. Chaque pas est pesé. Chaque porte ouverte peut cacher une menace. De l’autre, Leon S. Kennedy apporte une dimension plus nerveuse. Ses séquences privilégient la mobilité, la précision des tirs et des affrontements plus dynamiques. Cette alternance entre lourdeur psychologique et action maîtrisée donne au jeu un rythme remarquablement équilibré. Peur et adrénaline s’enchaînent sans jamais se parasiter.
Ce qui distingue réellement "Resident Evil Requiem", c’est la profondeur de son gameplay. On ne parle pas ici d’un simple shooter horrifique. La gestion des ressources est centrale : munitions rares, soins limités, inventaire restreint. Chaque objet ramassé compte. Chaque décision a un poids. Les affrontements exigent réflexion et sang-froid. Les ennemis ne se contentent pas d’avancer mécaniquement. Leur comportement varie, certains contournent, d’autres mettent la pression en groupe, forçant le joueur à adapter sa stratégie en permanence. Tirer dans le tas est rarement la meilleure solution. Fuir, contourner ou économiser ses balles devient souvent plus intelligent. Les mécaniques de combat sont précises, avec une sensation de poids et d’impact réussie. Les armes ont chacune leur utilité, et le feedback visuel et sonore renforce la brutalité des confrontations. L’esquive et le placement prennent une importance capitale, surtout dans les passages les plus tendus. Les phases avec Leon dynamisent l’ensemble sans transformer le jeu en blockbuster d’action. Elles offrent un contraste maîtrisé, accélérant temporairement le rythme avant de replonger le joueur dans une atmosphère plus oppressante. Cet équilibre constant entre tension lente et pics d’intensité constitue l’une des plus grandes réussites du titre.
Entre ombre et lumière
Visuellement, le "RE Engine" démontre encore son efficacité. Les jeux d’ombres et de lumières sculptent les environnements avec précision. Les intérieurs sont étouffants, les extérieurs oppressants, et la mise en scène exploite intelligemment la pénombre pour amplifier l’angoisse. Les modèles de personnages sont détaillés, les animations crédibles et les expressions faciales renforcent l’immersion narrative. Certaines textures peuvent toutefois paraître légèrement fades ou moins détaillées dans des zones secondaires. Rien de dramatique, mais un léger contraste avec le reste de la production qui, globalement, reste très solide et efficace. Le design des environnements contribue largement au sentiment de danger permanent. Couloirs exigus, espaces ouverts trompeusement calmes, zones semi-explorables : tout est pensé pour maintenir une pression constante. L’interface, discrète et claire, permet de gérer inventaire et équipement sans casser l’immersion. Le travail sonore mérite une mention particulière. Les bruitages sont réalistes, précis, souvent dérangeants. Les silences sont utilisés avec intelligence, laissant parfois le joueur dans une tension insoutenable avant une montée brutale de la musique. Les thèmes orchestraux soutiennent parfaitement les moments clés sans jamais en faire trop. Là où beaucoup de survival horror modernes peinent à trouver leur identité, Resident Evil Requiem réussit un équilibre presque parfait entre peur psychologique et action contrôlée. L’horreur ne repose pas uniquement sur des sursauts faciles. Elle s’installe, s’infiltre, s’intensifie. Les moments d’action, eux, ne diluent jamais la tension. Ils la prolongent différemment. L’adrénaline d’un combat difficile s’intègre naturellement à l’ambiance globale, créant une expérience cohérente et immersive du début à la fin. Ce neuvième opus ne révolutionne pas totalement la formule, mais il la perfectionne. Il affine les mécaniques, renforce l’immersion et assume pleinement son héritage tout en regardant vers l’avenir. De notre point de vue, le jeu est plaisant pour qui aime la série depuis ses débuts sur PS1. On retrouve les codes et l’aventure est rythmée. A ne pas manquer après les épisodes 7 et 8 qui nous avaient particulièrement séduits.
Visuellement, le "RE Engine" sublime les environnements et les personnages. Chaque texture, chaque détail visuel et chaque jeu de lumière contribuent à l’immersion et renforcent l’angoisse. On aime le résultat, même s’il arrive que certaines textures soient un peu moins fines. Le tout reste immersif en vue subjective, comme à la 3e personne.
Gestion des ressources, inventaire limité, combats stratégiques et alternance parfaite entre peur et action. Le joueur doit constamment réfléchir, adapter sa tactique et rester sur ses gardes. Le gameplay est une réussite !
Ce 9e opus de la saga culte de Capcom s’appui sur des bruits réalistes, une ambiance sonore immersive et des thèmes angoissants qui amplifient la tension à chaque instant. Efficace (surtout au casque).
La campagne principale est une fois de plus "solide", avec un rythme soutenu et un équilibre réussi entre exploration et action. Le tout est suffisamment long pour rester captivant sans se répéter. On aime la montée en puissance.
"Resident Evil Requiem" confirme que la saga maîtrise toujours le "survival horror" moderne. Graphismes immersifs, gameplay exigeant et alternance peur/action réussie font de ce neuvième opus une expérience intense, captivante et marquante. Un incontournable pour les fans et une excellente "porte d’entrée" pour les nouveaux joueurs. Capcom reste "expert" du genre avec cet opus 2026.