Cinq ans après le formidable succès critique de Tony Hawk’s Pro Skater 1+2 Remastered, Activision répond enfin à l’appel des nostalgiques. Avec Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 Remastered, la série revient en force, portée par le moteur Unreal Engine, une réalisation peaufinée, un gameplay toujours aussi fluide et quelques ajustements de design qui ne manqueront pas de faire débat. Plus qu’un simple recyclage, ce double remaster s’impose comme un vibrant hommage à l’âge d’or du skate arcade… et un excellent point d’entrée pour les nouvelles générations.
Le constat s’impose : Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 Remastered fait honneur à ses glorieux aînés avec un enrobage technique modernisé ! Grâce à l’Unreal Engine, les célèbres spots (Canada, Tokyo, Aéroport, Alcatraz…) sont sublimés en 2025 par des textures 4K, des effets de lumière dynamiques, des reflets réalistes et une animation en 60 fps (voire 120 fps sur PS5 et Xbox Series X). Le rendu est bluffant sur notre version PlayStation5. Chaque parc urbain, école ou entrepôt désaffecté regorge de détails visuels, sans jamais nuire à la lisibilité du jeu. Mention spéciale aux animations des skateurs, retravaillées avec soin : transitions de tricks, atterrissages amortis, grind millimétré… tout est ultra fluide. Les puristes remarqueront que le design des niveaux reste fidèle à l’original, ce qui renforce le sentiment de « madeleine de Proust ». Côté jouabilité, les sensations sont au rendez-vous ! Tricks, manuals, reverts, grinds… tout s’enchaîne avec une précision redoutable. Le gameplay arcade de la série a été conservé dans sa forme la plus pure, avec l’intégration des subtilités modernes apparues dans le remaster 1+2 (comme le quick-retry et le scoring en ligne). À noter que THPS 4, à l’origine plus orienté « open world », adopte ici le format « 2 minutes par run » des autres volets. Un choix controversé, qui ravira les amateurs d’intensité, mais frustrera les nostalgiques du monde ouvert et de ses quêtes plus libres. Ce recentrage vise à unifier l’expérience, mais au prix de certaines mécaniques narratives et des objectifs scénarisés qui faisaient tout le sel de l’épisode 4 à l’époque. En revanche, le contenu est plutôt "généreux" : les niveaux emblématiques sont tous présents, accompagnés de trois environnements "inédits" réussis (dont un parc aquatique très inspiré !). Le système de création de skateurs et de skateparks, déjà solide dans THPS 1+2, a été enrichi, avec une meilleure ergonomie et plus d’options communautaires. Le multijoueur en local et en ligne est bien optimisé (dès le lancement), avec du "cross-play" fluide entre les plateformes. Ca troune nickel sur PS5 !
Un plaisir audiovisuel...
Impossible de parler d’un "Tony Hawk’s Pro Skater" sans évoquer la musique. Bonne nouvelle : la bande-son mélange titres cultes (Motorhead, Iron Maiden, Redman) et ajouts contemporains (Zion I, Jeff Rosenstock, Fontaines D.C.). Moins bonne nouvelle en revanche : pour des raisons de "droits", près de 80 % des morceaux originaux de "Tony Hawk’s Pro Skater 3+4" manquent à l’appel. Dommage ! Heureusement, la nouvelle sélection musicale reste "cohérente" avec l’esprit "skate-punk" de la série (même si certains fans regretteront l’absence de morceaux phares). Les bruitages ont été revus à la hausse : crissement de trucks, atterrissages bruyants, ambiances urbaines crédibles… le tout renforce l’immersion, bien que le mixage sonore (2025) reste parfois "discret" de notre point de vue. Côté contenu, nous avons un deux en un ! Avec plus d’une vingtaine de niveaux, des dizaines d’objectifs, des défis quotidiens, la création de parcs, le partage communautaire et des défis en ligne, "THPS 3+4 Remastered" offre une durée de vie très correcte. Certes, le retrait du système d’objectifs scénarisés est regrettable, mais les nouveaux « Pro Goals » et les défis à durée limitée compensent partiellement cette absence. On sent que les développeurs ont misé sur la continuité de l’expérience "Tony Hawk’s Pro Skater 1+2 Remastered" (logique !), quitte à sacrifier une partie de la richesse contextuelle de l’épisode 4. Cela pourra diviser, mais le plaisir immédiat (testé par notre rédaction avec une néophyte, qui a adoré dès les premiers instants) et le gameplay "arcade" prennent vite le dessus. Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 Remastered est un bon jeu pour tous les fans de skate et est très efficace, car le plaisir est quasi-immédiat. Brillant ! Un titre à connaitre en 2025.
Le passage à l’Unreal Engine offre un confort visuel très net. L’éclairage, les textures, les animations : tout respire la modernité. Le design des niveaux originaux est respecté à la lettre, avec une fidélité qui plaira aux fans. Sur consoles "next-gen", dont la PS5 (notre version) le jeu est fluide et bien optimisé.
Les sensations sont intactes. Tricks, combos, score attack… le tout répond parfaitement. Le recentrage du mode « carrière » de THPS 4 peut diviser, mais le plaisir de jeu est bien là, immédiat et grisant. Les ajouts récents du remaster 1+2 sont bien intégrés. On regrettera tout de même la disparition de certaines "missions narratives" de l’époque. Dommage !
La sélection musicale est cohérente et efficace, mais les absents se font sentir. Heureusement, les nouveaux morceaux assurent une ambiance dynamique. Les bruitages ont été améliorés, mais le mixage général reste un peu "timide" par rapport à l’intensité des sessions.
Entre les nombreux niveaux, la customisation, le multijoueur cross-plateforme et les défis quotidiens, le contenu est conséquent. L’absence de certaines mécaniques de THPS 4 est un manque pour les fans hardcore, mais l’ensemble reste solide et généreux.
"Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 Remastered" réussit à faire revivre deux classiques de l’ère PS2 avec style. Si quelques concessions ont été faites (notamment sur l’aspect narratif de "THPS 4" et la bande-son d’origine), le gameplay précis, la réalisation moderne et le contenu global en font un incontournable pour les fans de skate arcade. C’est un retour gagnant pour la série, entre nostalgie respectée et modernisation assumée. Une réussite qui donne envie de "rider" pendant des heures… comme en 2002. : )