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"Cette Rebirth Expansion prolonge efficacement l’expérience du jeu de base, mais se révèle assez avare en nouveautés. La campagne est très plaisante à jouer, avec son ambiance de laboratoires secrets et d’expériences interdites."
Geek4Life
TEST : Jurassic World Evolution 3
Rebirth Expansion

Frontier Developments remet le couvert avec la première grande extension de son simulateur de gestion préhistorique. La bien nommée Rebirth Expansion s’inspire directement du film Jurassic World : Renaissance pour nous emmener sur l’île secrète Saint-Hubert. Au programme : quatre nouvelles créatures, une campagne inédite répartie sur trois sites confidentiels et une poignée de mécaniques supplémentaires.

Là où le jeu de base nous plaçait à la tête du Dinosaur Integration Network après les événements de Jurassic World : Le Monde d’Après, cette extension prend le contre-pied chronologique. En effet, l’action se déroule avant le film, à l’époque où InGen repoussait en secret les limites de la science génétique pour créer de nouvelles espèces, jusqu’à la chute de leurs installations. Rebirth nous plonge donc dans une campagne parallèle centrée sur une seule île, Saint-Hubert, divisée en 3 sites distincts : Le complexe principal, la vallée antique et le laboratoire fluvial. Chacun d’eux a sa spécialisation. Le complexe principal sert de cœur névralgique des opérations dédiées au développement des prédateurs les plus dangereux. La vallée antique constitue un vaste terrain ouvert parsemé de ruines mayas et pensé pour observer le comportement naturel des dinosaures géants. Le laboratoire fluvial est le lieu où l’on synthétise des merveilles semi-aquatiques. Le tout est lié à un fond financier commun et un réseau énergétique partagé, ce qui donne une vraie cohérence d’ensemble à l’île. On a vraiment l’impression de gérer un vaste projet de recherche où chaque site a son importance et participe à l’objectif global. Vous n’aurez donc pas de visiteurs à satisfaire, mais des employés à loger et à garder en vie.

Quand la science déraille

L’atmosphère est clairement celle du blockbuster : labos clandestins, stations de recherches expérimentales, projets obscurs, avec en prime des temples mayas envahis par la végétation. Ce DLC propose des centaines d’éléments de décor et plus de 35 plans de construction. On passe sans transition d’un complexe high-tech d’InGen aux mystères d’anciennes ruines, et cette dualité fonctionne très bien pour camper une ambiance de recherche interdite, où l’on sent que tout peut déraper. Et bien sûr, ça va déraper. Le clou du spectacle reste le Distortus Rex (D-Rex), une abomination génétique à six membres dotée d’animations de mise à mort inédites et d’une agressivité permanente qui force à repenser entièrement la sécurité de son parc. Cette vision de cauchemar s’intègre parfaitement dans le jeu pour nous offrir de gros moments de tension. Dans Rebirth tout tourne autour de la pression entre recherche et confinement. Aux côtés du D-Rex, on trouve le Mutadon, un hybride de vélociraptor et de ptérosaure qui combine l’intelligence du raptor à une excellente maîtrise aérienne. Il en résulte un prédateur difficile à contenir, qui a la moindre occasion peut s’échapper pour fondre sur ses proies. Le Titanosaurus, le plus grand sauropode jamais vu dans la série, nous propulse à une autre échelle tant il exige d’espace pour se mouvoir. Enfin, le minuscule et adorable Aquilops, un herbivore à la queue rayée qui passe de la quadrupédie à la bipédie, apporte une touche de douceur à ce bestiaire.

Des nouveautés limitées

Les nouveautés en termes de gameplay se comptent sur les doigts d’une main. L’énergie géothermique remplace les pylônes par un réseau de tuyaux souterrains qu’il faut planifier intelligemment depuis les évents de vapeur jusqu’aux générateurs. Une façon originale de gérer l’approvisionnement en électricité, mais qui n’apporte au final pas grand-chose. Les traits expérimentaux (sept au total) sont plus intéressants et permettent de modifier biologiquement les espèces, au prix fort et avec des effets parfois imprévisibles sur leur comportement. Pour le coup cela permet de jouer à fond la carte du savant fou et donne envie d’expérimenter. Les volières à ciel ouvert offrent enfin une hauteur de vol accrue et une visibilité dégagée pour les reptiles ailés, mais ça s’arrête-là. Une option qui aurait pu être proposée en mise à jour gratuite. Les assignations permettent de profiter d’une progression souple durant la campagne, avec des missions prioritaires qui font avancer le récit, et d’autres optionnelles qui débloquent des génomes, des recherches et des traits. On profite d’une progression agréable, où on se sent impliqué pendant les 10 à 15 heures nécessaires pour arriver au bout de l’aventure. Notez bien que ces nouveautés ne sont pas intégrées à la campagne principale, mais constituent une expérience à part, également accessible en mode bac à sable. Ce DLC propose aussi de nouvelles apparences et des variantes inédites inspirées du film Jurassic World : Renaissance pour vos dinosaures et vos véhicules. Un contenu intéressant mais trop limité au vu du prix demandé. Sachez également qu’en parallèle de la sortie de ce DLC le jeu reçoit une mise à jour gratuite avec diverses améliorations. Le Cearadactylus fait son grand retour et de nouveaux comportements spéciaux ont été ajoutés aux Ptérosaures et aux Tyrannosaurus rex. De plus, les volières classiques ont été optimisées et peuvent désormais être traversées par la croisière du crétacé pour permettre aux visiteurs d’observer vos animaux ailés plus facilement.

Jean Marc Pichot
Graphismes : 17/20

Frontier soigne sa copie avec quatre nouvelles espèces fidèles au film et parfaitement retranscrites. Mention spéciale au D-Rex qui est impressionnant. L’opposition visuelle entre les laboratoires d’InGen et les temples mayas fonctionne aussi très bien et donne du cachet à Île Saint-Hubert. Avec des centaines de nouveaux éléments de décor, les esthètes auront de quoi faire pour s’occuper.

Gameplay & prise en main : 14/20

La géothermie, les traits expérimentaux et les volières ouvertes apportent un peu de nouveautés au gameplay, même si on retiendra surtout les 4 nouvelles espèces. De son côté, la progression de la campagne se fait par un système de mission qui fonctionne très bien, sans se montrer particulièrement novateur. Même s’il est de qualité, ce nouveau contenu s’avère bien léger au vu du prix.

Musique et bruitages : 16/20

L’habillage sonore reste dans la lignée de la franchise et colle bien à l’ambiance, avec des doublages en français réussis. Les bruitages des nouvelles espèces sont efficaces et immersifs. Tout est là pour nous plonger dans cette atmosphère de recherches interdites où tout peut déraper.

Durée de vie : 15/20

Avec trois cartes distinctes, une campagne non linéaire, dotée de nombreuses missions optionnelles et l’inévitable mode bac à sable, Rebirth pourra vous captiver de longues heures durant si vous êtes fan de la licence. D’autant plus que les éléments de décor inédits feront la joie des créatifs. Notez toutefois que ces nouveautés ne sont pas intégrées dans la campagne de base.

Note pour ce test : 15/20

Cette Rebirth Expansion prolonge efficacement l’expérience du jeu de base, mais se révèle assez avare en nouveautés. La campagne est très plaisante à jouer, avec son ambiance de laboratoires secrets et d’expériences interdites. Mais malgré le changement de cadre et le parti-pris original, l’ensemble reste très classique en termes de gameplay. Les mécaniques de jeu introduites et les dinosaures inédits renforcent la formule, mais l’ensemble est trop limité pour justifier le prix. Vous pouvez foncer si vous êtes fan de la licence et souhaitez dévorer du nouveau contenu, tout en profitant de nombreux éléments esthétiques pour peaufiner vos créations. Dans le cas contraire, attendez une promo Steam avant de vous jeter dessus.

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