Quand on évoque Serious Sam, on pense immédiatement à un FPS « old-school », nerveux et totalement déjanté, où l’on avance en faisant parler la poudre face à des hordes d’ennemis. Avec Serious Sam: Shatterverse, Behaviour Interactive reprend fin 2026 les bases de la célèbre licence tout en y ajoutant une bonne dose de modernité. Alors, cette nouvelle aventure parvient-elle à faire évoluer la formule sans perdre son identité ?
Disponible depuis le 31 août 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, Serious Sam: Shatterverse est un FPS d’action qui mélange l’ADN historique de la série avec des mécaniques de roguelite et une dimension coopérative bienvenue. Le principe est simple : Mental, l’ennemi juré de Sam, a fracturé les murs entre les différents univers. Résultat ? Les Sam des différentes dimensions doivent coopérer afin de réparer le Shatterverse et empêcher les forces de Mental d’exterminer toute forme de vie. Au fil de l’aventure, avec une difficulté paramétrable, il faut traverser des univers en perpétuelle mutation et affronter les cinq redoutables lieutenants de Mental ! Le pitch est évidemment totalement « barré », mais c’est aussi ce qui fait le charme de la licence ! Dès les premières minutes, après un tutoriel qui nous enseigne les commandes, on retrouve donc cette ambiance si particulière à « Serious Sam », avec des hordes d’ennemis, des armes particulièrement bruyantes et une action qui ne laisse guère de place au repos. Exit le côté réaliste. Le titre conserve clairement l’esprit outrancier et rétro tout en essayant de moderniser la recette. Les développeurs ont notamment intégré des mécaniques de « roguelite », avec des runs générés de manière procédurale dans des arènes conçues à la main, des bonus, des améliorations et différents modificateurs permettant de faire évoluer progressivement les possibilités du joueur. L’idée fonctionne plutôt bien et apporte une petite dimension, un peu stratégique, à une formule qui repose avant tout sur l’action. Il faut également composer avec des anomalies, des portails cachés et des opportunités à haut risque pouvant améliorer une partie… ou au contraire l’écourter définitivement ! On retrouve donc cette volonté de pousser le joueur à prendre encore plus de risques pour obtenir de meilleures récompenses. Et c’est plutôt plaisant ! Bien évidemment, les amateurs de la série retrouveront plusieurs ennemis emblématiques ainsi que cette démesure caractéristique des affrontements. On avance, on esquive, on tire et on tente de survivre face à des vagues d’adversaires qui arrivent parfois de toutes parts. Une recette « old-school » qui fonctionne toujours aussi bien en 2026 lorsqu’elle est servie avec suffisamment de rythme. Serious Sam: Shatterverse peut également se jouer en coopération jusqu’à cinq joueurs, ce qui permet de partager cette expérience complètement déjantée avec vos amis. Mais rassurez-vous, les joueurs préférant l’aventure en solitaire peuvent également jouer seuls et hors ligne. Une bonne initiative pour un FPS qui aurait pu n’être jouable qu’en coopération.
Du Serious Sam pur jus !
Le gameplay constitue évidemment le cœur de l’expérience. Et de ce côté-là, Behaviour Interactive ne cherche pas à réinventer complètement le genre. Le studio reprend les fondamentaux qui ont fait le succès de la licence « Serious Sam » et les remet au goût du jour avec les mécaniques de roguelite. On retrouve donc un FPS run-and-gun particulièrement nerveux, voire frénétique, dans lequel il faut constamment rester en mouvement et gérer les hordes d’ennemis qui débarquent à l’écran. L’arsenal occupe évidemment une place importante, comme dans tout bon FPS qui se respecte. Le jeu propose de retrouver certaines armes emblématiques de Serious Sam tout en ajoutant de nouveaux jouets issus du Shatterverse. Le résultat est forcément très efficace pour les amateurs de gros calibres et d’action débridée. Les affrontements sont rythmés, les ennemis nombreux et la pression reste constante. Or justement, c’est exactement ce que l’on attend d’un Serious Sam ! L’intégration du système de runs permet toutefois d’apporter une « petite évolution » à la formule. Au fil des parties, on peut obtenir des récompenses, débloquer des modificateurs et profiter d’améliorations qui élargissent progressivement les possibilités. Cette dimension donne davantage envie de relancer une partie après un échec. Les environnements et les situations évoluent également grâce aux éléments générés procéduralement. On conserve ainsi l’impression de retrouver une structure connue, tout en ayant suffisamment de variations pour renouveler les parties. Bien évidemment, il faut apprécier le principe du roguelite et accepter de recommencer certaines séquences pour progresser. C’est un choix qui ne plaira pas forcément à tout le monde, comme l’univers déjanté, mais il s’intègre plutôt bien à la philosophie de Serious Sam. Et surtout, la nervosité est toujours au rendez-vous ! On retrouve, dès les premières secondes, cette sensation grisante de courir, esquiver et tirer sans véritable temps mort. Le titre ne cherche pas à devenir un FPS réaliste ou complexe : son objectif est clairement de nous divertir avec une action généreuse et complètement assumée. Une approche qui fonctionne, notamment grâce à l’humour. Côté coopération, la possibilité de réunir jusqu’à cinq joueurs apporte évidemment une dimension supplémentaire. À plusieurs, les affrontements peuvent rapidement devenir totalement chaotiques, mais c’est aussi ce qui fait le charme de l’expérience.
Une formule old-school remise au goût du jour
Avec Serious Sam: Shatterverse, Behaviour Interactive réussit à conserver l’identité de la série tout en lui apportant quelques éléments de modernité. Le studio, connu notamment pour Dead by Daylight (2016), s’attaque ici à une licence au style très différent, mais respecte clairement ses fondamentaux. On retrouve les hordes massives d’ennemis, les armes démesurées, les affrontements nerveux et cet humour complètement décalé qui accompagne les aventures de Sam depuis les débuts. Le résultat est efficace et devrait particulièrement séduire les nostalgiques des FPS à l’ancienne. Certes, il faut aimer ce style de gameplay et accepter une formule qui privilégie clairement l’action à la subtilité. Mais pour les amateurs de Serious Sam et, plus largement, pour ceux qui ont grandi avec des productions cultes comme Duke Nukem 3D, cette nouvelle expérience ne manque pas de charme. Pour ce comeback de fin d’été 2026, qui ne fera certainement pas l’unanimité mais qui plaira aux nostalgiques, la recette fonctionne plutôt bien.
Nous apprécions la qualité visuelle clairement modernisée sans pour autant trahir l’esprit des précédents FPS de la saga. On aime le respect des codes emblématiques, mais aussi le rendu plutôt « propre », tout en injectant une bonne dose de rétro. La recette fait honneur à Serious Sam et pourra aussi intéresser les nouveaux venus.
Dynamique, nerveux, voire frénétique, Serious Sam: Shatterverse est un FPS qui assume ses origines. Ses développeurs ont parfaitement respecté ce pédigrée et y ont injecté quelques modernisations par petites touches. Résultat ? On retrouve toute la fougue et le côté irrévérencieux des débuts. Aujourd’hui, le côté kitsch est encore plus marqué, mais c’est justement ce qui fait son charme. L’aspect roguelite est une bonne initiative.
Pas de subtilité, la bande-son reprend les codes indispensables à un nouveau jeu vidéo « Serious Sam ». Bruitages et musiques font le job. On avance et on tire dans le tas.
Si Serious Sam: Shatterverse offre de quoi s’occuper en solo ou entre amis, il faut avouer que son gameplay pourra lasser certains joueurs, car il est par nature un peu répétitif. Malgré tout, la recette est parfaitement exécutée et parvient à remettre cet illustre FPS sur le devant de la scène vidéoludique en cette fin d’été 2026. Un comeback qui fera mouche auprès des nostalgiques.
Serious Sam: Shatterverse est clairement une bonne surprise pour tous les fans de la série et les joueurs qui apprécient les FPS à l’ancienne, façon Duke Nukem 3D. Facile d’accès, nerveux, voire frénétique, le jeu de Behaviour Interactive envoie du lourd ! On apprécie le travail de modernisation et le respect des fondamentaux. Après, il faut être réceptif, car ce type d’exutoire n’est pas très courant en 2026. Vous voilà briefé !