Focus Entertainment Publishing et Asobo Studio s’associent pour un quatrième opus de la série ! Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, le studio français nous impressionne avec un gameplay nerveux et une réalisation visuelle spectaculaire. Mais est-ce pour autant LE jeu événement de cette rentrée ? Voyons cela manette en main...
L’aventure nous immerge au XIVe siècle, sur l’île du Minotaure. Sous les traits de Sophia, une jeune pillarde, on s’émerveille du travail d’Asobo Studio. Car si « A Plague Tale: Requiem » était déjà particulièrement abouti, « Resonance: A Plague Tale Legacy » monte encore d’un cran ! Manette en main, on découvre une nouvelle facette de notre héroïne, quinze ans avant les événements de « Requiem ». Et le changement ne se limite pas au scénario. Avec ce nouvel épisode, Asobo Studio fait évoluer la formule de la série. Si l’infiltration et la survie restent au cœur de l’aventure, Sophia se montre désormais beaucoup plus à l’aise au combat... Dague, épée, esquives, parades et frappes puissantes permettent d’affronter directement plusieurs adversaires ! De quoi donner à l’aventure un rythme nettement plus nerveux. Mais l’action n’est pas le seul élément à retenir. L’île du Minotaure constitue un véritable terrain de jeu, avec ses pièges, ses passages souterrains, ses énigmes et ses nombreux secrets. Sophia doit également utiliser un mystérieux Prisme minoen capable de manipuler la lumière afin de progresser dans certains environnements.
À mesure que l’on avance, l’aventure nous fait également découvrir une seconde époque, celle de la civilisation minoenne. Les deux périodes se répondent et permettent à Asobo Studio de jouer avec les mystères de l’île, la mythologie et l’héritage de la Macula. Mais Sophia n’a pas uniquement à se méfier des hommes lancés à sa poursuite. Une étrange créature rôde également dans les profondeurs de l’île. Capable d’anticiper ses mouvements, elle transforme certains passages en véritables séquences de tension où il faut observer, ruser et surtout éviter de se faire repérer. Autant dire que ce nouvel épisode ne se contente pas de reprendre la recette de ses prédécesseurs. Avec « Resonance: A Plague Tale Legacy », Asobo Studio conserve les fondamentaux de la série tout en leur apportant une dimension plus orientée action et aventure.
Virage à 180 degrés !
Techniquement, le résultat est très abouti. Notre version PC sur un écran 3440 x 1440 offre des graphismes impressionnants, avec des modélisations 3D soignées, de fines textures et des effets de lumière qui contribuent à nous embarquer dans cette aventure riche en rebondissements. Manette en main, on compose rapidement avec les commandes et le système de combat. La recette est assez classique, mais efficace. En début de partie, dans les rues de Venise, on sent même une proximité avec Assassin’s Creed d’Ubisoft. Mais attention, Resonance: A Plague Tale Legacy n’est pas qu’une pâle copie ! Le jeu de Focus Entertainment Publishing et d’Asobo Studio profite au contraire d’un univers qui lui est propre et d’une ambiance qui nous a clairement séduits. Si, comme nous, vous avez aimé les précédents jeux vidéo de la saga, cet opus 2026 est à connaître ! Surtout avec son changement important au niveau des affrontements, mais aussi avec son mélange d’exploration et d’énigmes. Le côté mythologique est également un ingrédient intéressant du jeu, tout comme les passages avec la civilisation minoenne. Les développeurs ont su renouveler l’expérience pour éviter la lassitude et l’on prend clairement plaisir à évoluer dans les différents environnements 3D sous les traits de Sophia.
Le background renforce encore ce sentiment de jeu soigné et abouti. Car dès le début de l’aventure, nous découvrons la situation familiale compliquée de Sophia et le fait que notre héroïne est traquée par de nombreux ennemis qui convoitent un mystérieux trésor. L’aventure se déroule 15 ans avant « A Plague Tale: Innocence » et « A Plague Tale: Requiem ». Aux côtés de Sophia, une pilleuse et contrebandière de 22 ans, on découvre son histoire. Elle a grandi dans un camp de pillards dirigé par son père, Alec, ce qui explique qu’elle ait appris à se battre très jeune. Au fil des chapitres du jeu, Sophia est hantée par les secrets liés à son enfance et cherche à comprendre le mal qui la poursuit depuis cette période. Ce qui la pousse à prendre la direction de l’île du Minotaure, un lieu qui l’attire depuis son enfance. Ce sera pour nous l’occasion d’un dépaysement vidéoludique et d’un condensé d’action qui propulse ce « préquel » parmi les pépites à collectionner en 2026 ! Car le travail réalisé par Asobo Studio est tout simplement excellent. Sophia est accompagnée par Leni, son amie, qui l’aide face aux ennemis et aux épreuves de l’île. Cette chasse au trésor et cette quête de la vérité sur le lien entre sa famille et ces lieux accompagnent efficacement ce condensé d’action spectaculaire et habilement rythmé. Vous pourrez aussi compter sur la Macula, afin de mieux comprendre certaines manifestations, dont des visions du légendaire Thésée. Sachant que les événements du passé ont une influence sur les combats et les événements du présent. De plus, on apprécie que le joueur doive alterner entre le XIVe siècle de Sophia et les temps anciens de la civilisation minoenne. Cela permet de renouveler l’expérience pour y passer des heures sans que la recette ne s’essouffle. Précisons aussi que l’île évoque un immense labyrinthe. Il y a de quoi faire et le combat n’est pas l’unique argument du jeu !
Un titre abouti
Contrairement aux autres productions de la licence, « Resonance: A Plague Tale Legacy » est un jeu beaucoup plus nerveux et offensif. De ce fait, là où certains joueurs pouvaient regretter le côté « victime » des précédents épisodes, vont aimer ce contre-pied. Reste que nous avions spécialement aimé la vulnérabilité de nos jeunes héros de « A Plague Tale: Innocence » et de « A Plague Tale: Requiem ». Des jeux que nous vous recommandons chaudement si vous découvrez la saga avec l’opus de 2026. Par contraste, « Resonance: A Plague Tale Legacy » profite, lui, d’une gestion du timing pour les parades qui contribue au charme des affrontements à l’épée et à la dague. On aime aussi le système d’esquive et le fait d’affronter plusieurs adversaires à la fois (ou encore un clin d’œil à Assassin’s Creed). Les combats sont nerveux, brutaux et la violence confirme son côté mature. Les développeurs nous livrent de belles animations et des positions de caméra cinématographiques. Brillant ! Dans un autre registre, le grappin est un élément intéressant du gameplay pour l’exploration et la verticalité des lieux. À Venise, en début d’aventure, cela permet de monter sur les toits pour admirer la cité. Quant à l’utilisation du fameux « Prisme » pour manipuler la lumière, cela renforce encore la variété des actions et ponctue la progression. Les énigmes sont plutôt bien dosées et on aime alterner les passages nerveux avec d’autres plus cérébraux… Dans l’ensemble, on prend plaisir à suivre les aventures de Sophia et « Resonance: A Plague Tale Legacy » est à connaître, y compris pour des joueurs n’ayant jamais pratiqué les précédents opus. À l’inverse, les fans de la première heure devraient aussi l’apprécier, mais seront surpris de l’évolution. Une production maîtrisée de A à Z.
Modélisation des personnages, animations, mises en scène, lumières… Tout est fait pour nous en mettre plein la vue et nous immerger dans cette aventure riche en action ! Une production soignée et qui fait honneur à Asobo Studio.
Virage à 180° côté gameplay, avec des affrontements nerveux et une approche beaucoup plus offensive ! On aime le rythme et le dynamisme global. Le scénario est également l’un des points forts de ce nouvel opus.
L’ambiance et la mise en scène sont particulièrement réussies. On aime les doublages, le côté cinématographique et les bruitages immersifs. Tout concourt à nous faire adhérer.
L’aventure nous occupe un bon moment avec une progression qui alterne exploration, combats, infiltration et énigmes. On aime la recette et on n’a pas le temps de s’ennuyer.
Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, Asobo Studio nous livre un épisode qui fait mouche et peut donner envie de découvrir la saga à des joueurs n’ayant jamais pratiqué les précédents opus. On aime le dynamisme des combats, le rythme, les personnages et l’ambiance sur l’île du Minotaure. Un titre efficace que nous vous recommandons vivement.