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"Onimusha: Way of the Sword est indéniablement une réussite. La saga culte de l’ère PS2 nous revient avec un épisode qui propulse la franchise dans une nouvelle dimension. On retrouve un gameplay nerveux, un Japon féodal teinté de Dark Fantasy, une bonne dose de magie démoniaque et le maniement du sabre."
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TEST : Onimusha: Way of the Sword

Après plus de 20 ans d’absence, Onimusha, la saga culte de Capcom qui avait fait sensation sur PS2, fait son grand retour ! Disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2, « Onimusha: Way of the Sword » nous immerge dans une version Dark Fantasy du Japon féodal. Les fans de la série ou, plus largement, les amateurs de jeux de samouraïs devraient apprécier son ambiance particulièrement sombre et ses combats au sabre particulièrement percutants.

Particulièrement alléchant depuis les premières informations distillées par Capcom, Onimusha: Way of the Sword nous immerge au Japon dans un condensé d’action qui se déroule au XVIIe siècle, plus précisément au début de la période Edo. Kyoto sert de décor à cette nouvelle aventure, mais la capitale japonaise est ici loin de l’image paisible que l’on peut avoir du Japon historique. Le jeu mélange références historiques, mythologie japonaise et Dark Fantasy avec l’apparition des démons Genma et la présence du mystérieux Miasme, qui transforme progressivement les lieux traversés. Manette en main, vous incarnez Miyamoto Musashi, un jeune samouraï dont Capcom propose ici une interprétation particulièrement spectaculaire. Après son arrivée à Kyoto, Musashi est pris dans un conflit surnaturel et reçoit le Gantelet des Oni, un artefact qui lui confère des pouvoirs dépassant les limites humaines et lui permet notamment d’absorber les âmes des Genma. Amusant : pour donner vie à son héros, Capcom s’est appuyé sur les traits du célèbre acteur japonais Toshiro Mifune, figure incontournable du cinéma de samouraïs et notamment connue pour ses nombreux rôles sous la direction d’Akira Kurosawa.



Visuellement, Capcom nous offre un jeu particulièrement abouti. Personnages, décors, animations, effets de lumière et créatures bénéficient d’un gros travail de réalisation. De notre côté, nous avons particulièrement apprécié le rendu général et la mise en scène, qui participent pleinement à l’ambiance Dark Fantasy. Kyoto et ses environs offrent des environnements variés et une atmosphère inquiétante qui colle parfaitement à l’univers. Mais c’est évidemment l’épée qui constitue le véritable cœur de l’expérience. Le gameplay repose sur des affrontements particulièrement dynamiques dans lesquels il ne suffit pas de marteler les boutons pour espérer survivre ! Il faut apprendre à observer les ennemis, esquiver, parer, dévier leurs attaques et surtout trouver le bon moment pour placer ses propres coups. Le fameux Issen, mécanique emblématique de la licence, fait notamment son retour. En réussissant cette contre-attaque avec un timing extrêmement précis, Musashi peut infliger de lourds dégâts à ses adversaires. L’absorption des âmes constitue également une composante essentielle du gameplay. Après avoir vaincu certains ennemis, différentes âmes peuvent être récupérées au cœur même de l’action. Il faut donc savoir choisir le bon moment pour les absorber et profiter de leurs effets. Cette mécanique apporte une dimension tactique bienvenue aux affrontements. Musashi peut également compter sur plusieurs Armes Oni et sur des Pouvoirs Oni qui viennent compléter son arsenal. Ces capacités surnaturelles permettent de varier les approches et apportent une dimension supplémentaire aux affrontements. Elles interviennent également dans l’exploration et permettent notamment d’accéder à certaines zones ou possibilités auparavant inaccessibles.

Le sabre au cœur du gameplay

Le gameplay d’Onimusha: Way of the Sword constitue clairement l’un des gros points forts du jeu. Après quelques minutes, on comprend que Capcom souhaite proposer une expérience exigeante mais surtout très gratifiante lorsque l’on commence à maîtriser les subtilités du système de combat. Les premières confrontations permettent progressivement de comprendre les timings, les distances et les différentes possibilités offertes par Musashi. Et lorsque l’on commence à enchaîner correctement les parades, déviations, esquives et contres, les sensations deviennent franchement plaisantes. Le jeu donne alors réellement l’impression de manier un épéiste expérimenté plutôt qu’un simple personnage capable d’enchaîner mécaniquement les attaques. Les Issen participent énormément à cette sensation. Une bonne exécution peut rapidement retourner une situation mal engagée et procure cette petite montée d’adrénaline que l’on attend d’un bon jeu d’action à l’épée. Il faut cependant rester concentré : face aux adversaires les plus coriaces, une erreur de timing peut rapidement coûter cher. Les affrontements contre les boss constituent d’ailleurs des moments particulièrement importants de l’aventure. Ils demandent davantage d’observation et de maîtrise que les combats classiques et permettent au système de combat de réellement montrer son potentiel. Plusieurs affrontements se révèlent particulièrement spectaculaires et mettent à rude épreuve les réflexes du joueur. Cette volonté de privilégier la précision plutôt que le simple matraquage fonctionne particulièrement bien. Les différents pouvoirs et armes Oni viennent également enrichir les possibilités et permettent de varier les approches au fil de la progression. On retrouve donc un gameplay très orienté action, mais qui demande suffisamment de maîtrise pour éviter de se résumer à une succession de coups d’épée. L’autre bonne surprise vient de l’ambiance. Onimusha: Way of the Sword nous propose une vision particulièrement sombre du Japon de l’époque Edo. Kyoto devient un territoire inquiétant dans lequel le merveilleux côtoie constamment l’horreur. Les environnements alternent entre passages plus dirigés et zones offrant davantage de possibilités d’exploration. On retrouve donc l’esprit des anciens Onimusha, tout en profitant d’une réalisation évidemment beaucoup plus ambitieuse. Cette évolution est plutôt réussie et permet à la licence de conserver une partie de son identité sans donner l’impression de simplement reproduire les épisodes PS2. L’exploration permet également de découvrir différentes ressources et activités secondaires venant compléter l’aventure principale et la progression de Musashi. Le jeu n’est toutefois pas un immense monde ouvert : Kyoto fonctionne davantage comme une zone permettant d’explorer, de progresser et de revenir sur certains secteurs au fil de l’aventure. Cette structure apporte une petite dose de liberté sans transformer Onimusha en jeu d’exploration massive. Côté narration, Capcom mélange personnages historiques, fiction et fantastique. Musashi est évidemment au centre de l’attention, mais plusieurs figures inspirées de personnages historiques viennent également enrichir l’aventure. Le résultat donne au jeu une identité assez particulière, entre récit de samouraïs, folklore japonais et fantastique démoniaque.

Une réalisation particulièrement soignée

Le jeu conserve plusieurs éléments caractéristiques de la licence, notamment les combats au sabre, l’absorption des âmes, les Issen, les pouvoirs Oni et cette ambiance mêlant histoire japonaise et fantastique. Mais Capcom modernise suffisamment la formule pour éviter l’impression de jouer à un simple épisode PlayStation2 remis au goût du jour. Le système de combat est clairement la grande réussite de cette nouvelle aventure. Les affrontements demandent de la concentration, les Issen sont toujours aussi plaisants à réussir et les boss offrent plusieurs séquences particulièrement spectaculaires. Les amateurs de jeux d’action exigeants devraient donc y trouver leur compte. Tout n’est toutefois pas parfait. La structure plus ouverte de certaines zones et les activités secondaires ne sont pas toujours aussi convaincantes que les grands affrontements. Plusieurs critiques ont notamment relevé une certaine répétitivité dans certains contenus annexes et des passages moins inspirés que les grands combats. C’est également ce qui explique que nous ne poussions pas la note davantage malgré l’excellence du système de combat. Concernant la durée de vie, l’aventure principale tourne autour d’une vingtaine d’heures selon le rythme du joueur, avec davantage de temps à prévoir pour l’exploration et les activités secondaires. Le résultat est donc plutôt bien calibré pour un jeu d’action de ce type. Les joueurs souhaitant davantage compléter leur partie pourront naturellement consacrer plus de temps à l’exploration et aux contenus optionnels.



Au final, Onimusha: Way of the Sword réussit surtout là où on l’attendait : dans les combats ! Le sabre est précis, les affrontements sont nerveux et les pouvoirs Oni apportent suffisamment de variété pour renouveler les possibilités. Ajoutez à cela une réalisation particulièrement soignée, une ambiance Dark Fantasy réussie et le retour d’une licence emblématique de Capcom et vous obtenez un comeback franchement convaincant. Certes, tout n’est pas parfait et certains éléments de progression ou d’exploration auraient mérité davantage de variété. Mais lorsque Musashi dégaine son sabre et que les Genma débarquent, Onimusha retrouve toute sa personnalité ! Onimusha est donc bien de retour, et il revient avec le sabre particulièrement bien aiguisé...

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Graphismes : 17/20

Techniquement, Onimusha: Way of the Sword fait mouche avec son ambiance sombre, ses créatures démoniaques, ses personnages marquants et ses environnements particulièrement travaillés. Les modélisations et les animations sont soignées et participent pleinement à l’ambiance Dark Fantasy. Nous vous recommandons de supprimer l’affichage HUD pour profiter d’un rendu encore plus immersif.

Gameplay & prise en main : 16/20

La prise en main est intuitive et l’on retrouve un gameplay riche et efficace. La progression permet de découvrir progressivement les différentes possibilités de Musashi et on aime particulièrement le déluge d’action, notamment lors des affrontements contre les boss. Les Issen, les esquives, les parades et les pouvoirs Oni apportent suffisamment de variété pour rendre les combats particulièrement plaisants.

Musique et bruitages : 17/20

L’ambiance est assurée par une bande-son travaillée avec voix VF, bruitages et musiques qui concourent efficacement à nous immerger dans le Japon du XVIIe siècle et dans cette vision Dark Fantasy de la période Edo. La présence d’un doublage français constitue également un vrai plus.

Durée de vie : 16/20

L’aventure principale propose une durée de vie correctement calibrée pour ce type de jeu, avec environ une vingtaine d’heures selon le rythme du joueur. Les contenus secondaires et l’exploration permettent naturellement de prolonger l’expérience. On aime surtout l’évolution de Musashi et les nombreux combats qui ponctuent l’aventure.

Note pour ce test : 17/20

Onimusha: Way of the Sword est indéniablement une réussite. La saga culte de l’ère PS2 nous revient avec un épisode qui propulse la franchise dans une nouvelle dimension. On retrouve un gameplay nerveux, un Japon féodal teinté de Dark Fantasy, une bonne dose de magie démoniaque et des mécaniques de jeu qui nous poussent à maîtriser toujours davantage le maniement du sabre. Capcom n’a pas émoussé la série : elle est aujourd’hui encore plus tranchante avec sa réalisation modernisée, ses combats particulièrement efficaces et son héros charismatique. Malgré quelques passages moins convaincants et une exploration qui manque parfois de variété, ce retour d’Onimusha mérite clairement l’attention des amateurs d’action et de samouraïs.

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